Accédez à vos comptes

Abordée de façon pragmatique et rationnelle, nous pensons que la transition énergétique peut être un vecteur d’opportunités pour investir en bourse. Au carrefour des cultures et des entreprises, elle demande de prendre en compte à la fois la problématique climatique et la sécurité énergétique tout en préservant la compétitivité des entreprises.

Si nous voulons respecter nos engagements pris lors de la COP21 en termes de réduction d’émissions carbone, il existe deux leviers pour l’aborder. Tout d’abord, remplacer les énergies fossiles à forte émission de CO2 comme le charbon par des combustibles à pouvoir plus faible comme le gaz voire nul comme le nucléaire, ou par des énergies renouvelables. Ainsi, privilégier les sociétés impliquées dans ces secteurs nous paraît intéressant. La révolution du gaz de schiste aux États-Unis et la politique israélienne démontrent que le gaz et les renouvelables joueront un rôle très important dans la transition énergétique, les deux pays ayant réussi à baisser leurs émissions de CO2 tout en conservant leur compétitivité.

Enfin, limiter les émissions de CO2, c’est aussi apprendre à produire de la richesse en consommant le moins possible d’énergie, autrement dit réduire l’intensité énergétique. Ce second levier nous amène à nous intéresser aux sociétés impliquées dans la rénovation thermique, l’isolation (passive et active), les technologies à basse consommation comme les leds mais aussi les nouvelles méthodes destinées à propulser tout type de véhicule (batterie, moteur GNL, pile à combustion).

L’intensité énergétique étant plus élevée dans les pays émergents (Russie : 4,7 kWh/€ ; Chine : 3,7 kWh/€) que dans les pays de l’OCDE (Royaume-Uni : 0,8 kWh/€ ; France : 1,1 kWh/€), les leviers les plus importants se trouvent chez eux. Nous pourrons donc utiliser les émergents comme vecteur d’opportunités.

La société moderne paraît donc être confrontée à des objectifs a priori antinomiques. D’un côté satisfaire une demande grandissante en énergie pour la croissance économique de 10 milliards d’individus, de l’autre réduire les émissions de CO2, principale cause du dérèglement climatique. Par ses choix d’investissement, Montbleu Finance souhaite participer à ce défi du XXIe siècle.

Bastien Commet, Analyste


Les commentaires correspondent à l’opinion de l’auteur au 28/03/2018 et sont susceptibles d’évoluer en fonction des conditions de marché et d’autres événements. Ce document est fourni à titre d’information uniquement et ne constitue pas une recommandation d’achat ou de vente. Il a été établi sur la base d’informations et comporte une part de jugement subjectif. Nous attirons votre attention sur le fait que les informations contenues dans ce document peuvent n’être que partielles. Toute reproduction partielle ou totale des informations ou du document est soumise à une autorisation préalable de montbleu finance.

Source : Montbleu Finance